Le Projet Éducatif de Territoire (PEDT) 2024-2028
Mis à jour le 04 juin 2026
Il faut tout Montreuil pour faire grandir un enfant !
Mis à jour le 04 juin 2026
Il faut tout Montreuil pour faire grandir un enfant !
À Montreuil, l’action éducative s’inscrit dans les différents temps de la vie de l’enfant, au-delà du seul cadre scolaire. La Ville s'engage pour offrir à chaque jeune, de la naissance à ses 18 ans, un parcours de qualité qui l'aide à s'épanouir et à devenir un citoyen libre.
Depuis 2019, la Ville de Montreuil est dotée d’un Projet Éducatif de Territoire (PEDT), renouvelé pour la période 2024-2028. Le PEDT permet de coordonner toutes les actions éducatives menées par les services municipaux, tout en garantissant la cohérence avec celles de l’ensemble de la communauté éducative de la ville.
Voici quelques exemples marquants de ce qui a été accompli :
11 400
élèves accueillis dans nos 52 écoles primaires
3 587
enfants inscrits les mercredis en centre de loisirs
563
places en crèches municipales pour les plus petits
10 742
jeunes sportifs inscrits dans les clubs de la ville
Pour les quatre prochaines années, le projet REVE se renforce autour des trois grandes orientations :
La politique municipale de soutien à la parentalité s'inscrit dans le cadre du projet éducatif de territoire porté par la ville de Montreuil.
À l'occasion des temps forts du projet éducatif de territoire organisés en novembre 2024, la ville a souhaité mettre en lumière un certain nombre d'initiatives d'acteurs et d'actrices du territoire qui travaillent depuis plusieurs années sur des sujets importants en lien avec le soutien et l'accompagnement à la parentalité : la question de la santé et notamment des écrans, la place des pères dans la parentalité, et la parentalité des enfants en situation de handicap.
Leurs paroles témoignent des actions menées parfois depuis plusieurs années sur le territoire de la ville de Montreuil — qu'elle soit portée par les services et les équipements municipaux, par les associations du territoire, ou par les collectifs de parents qui, ensemble, concourent à mieux impliquer les parents dans le parcours éducatif des enfants et des jeunes de 0 à 18 ans.
L'éducation, c'est d'abord le domaine privilégié des parents, puisqu'ils sont les premiers éducateurs de leurs enfants. Mais cette prérogative se partage à de nombreux moments de la vie de l'enfant : à la crèche, à l'école, au centre de loisirs, au collège, et lors de moments parfois plus difficiles où les parents sont interpellés en tant que responsables de leurs enfants. C'est pourquoi il est important que ces parents soient associés aux réflexions et que nous partagions avec eux les questions autour de l'éducation des enfants.
Les professionnels ont aujourd'hui besoin de travailler la question de la coparentalité, à travers le prisme de l'égalité femme-homme, que ce soit dans le cadre du travail ou dans celui de l'éducation : les tâches ménagères, le rôle d'engagement parental... Les enfants passant un certain nombre d'heures avec les professionnels, il est évident que nous avons besoin des deux parents. Or, le père est souvent le grand absent — non pas qu'il soit absent de sa famille, mais il l'est des structures où l'on reçoit les parents. En 2024, il est impossible de penser qu'un enfant n'a pas besoin d'une pluralité d'adultes autour de lui.
Lorsqu'une famille était convoquée dans un établissement scolaire, on voyait souvent seulement la maman venir, certains pères étant absents. Dans l'espace collectif, certaines mamans se plaignaient de la posture de leur conjoint et se sentaient abandonnées, démunies. Mais en échangeant de manière informelle avec certains pères, on a également constaté que ces derniers étaient en souffrance, vivant des situations extrêmement chaotiques et compliquées. L'équipe a donc mené une réflexion sur comment travailler avec les pères. Ce n'est pas le nombre qui fait que les actions perdurent, c'est vraiment de créer des espaces pour que ces pères puissent se rencontrer. Mobiliser les pères, ce n'est pas facile.
Sur la question des écrans, le problème ne se poserait pas de la même façon si leur usage était éducatif et partagé : regarder ensemble un film, un documentaire, avec des parents informés et présents. Le premier enjeu lié aux écrans, c'est le sommeil : pas d'écran dans la chambre des enfants, et pas d'utilisation à partir d'une certaine heure, déterminée en fonction de l'âge. Un groupe de travail pluriprofessionnel a été constitué au sein de la direction de la santé, associant la petite enfance, l'éducation, la parentalité, mais aussi des partenaires extérieurs comme la PMI, l'Éducation nationale et l'hôpital. Plusieurs actions ont été menées : des conférences avec le docteur Diica en 2023 et en novembre 2024, ouvertes aux professionnels comme aux habitants, ainsi que des formations pour approfondir les questions de surexposition aux écrans et accompagner les familles, notamment lorsque des enfants sont déjà surexposés avant même l'âge de 3 ans — alors que le message est clair : zéro écran avant 3 ans.
Accueillir un enfant en situation de handicap, c'est aussi un métier. On n'accueille pas de la même manière un enfant avec un handicap moteur et un enfant porteur d'autisme. Être parent d'un enfant en situation de handicap, c'est se retrouver au centre d'un dispositif qui se complexifie : on est avant tout parent, au milieu d'un système avec lequel on interagit, mais qui devient plus complexe dans les champs social, médical, administratif, sportif, artistique, culturel, familial et amical. Il faut apprendre à ne pas se laisser intimider par les premiers regards, par les remarques de gens qui ne comprennent pas. L'objectif, c'est d'accompagner l'enfant dans son épanouissement, d'en faire un adulte qui vivra une vie heureuse. Pourtant, il existe peu d'endroits où les parents sont accompagnés pour cela.
La parentalité, c'est un peu les fondations d'un système familial. Que les parents soient séparés ou non, le couple parental doit continuer d'exister, car il est là pour toute la vie.
Témoignage d'Imen et J., habitants de Montreuil depuis 2018 :
Nous venons ici faire du sport le dimanche matin depuis deux ans. C'est l'occasion de se retrouver, de partager une activité entre parents et enfants. On faisait de la piscine avant, et puis un jour on a vu une affiche dans un parc pour du kickboxing le dimanche matin. On a tenté, on est venus, et depuis on a adhéré.
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