La vidéoprotection

Mis à jour le 10 septembre 2026

Un réseau en expansion maîtrisée

À la fin de l’année 2025, 52 sites municipaux étaient équipés d’un dispositif de vidéoprotection, représentant 336 caméras installées dans les bâtiments communaux. 

Par ailleurs, l’espace public bénéficie de l’installation de 65 caméras fixes et de 22 caméras nomades (dont l’implantation peut être modifiée en fonction des besoins) réparties sur le territoire communal. Ces caméras renforcent la surveillance des grands axes, des lieux de dépôts sauvages récurrents ou de tout autre lieu sensible et contribuent à l’amélioration du cadre de vie.

Une surveillance assurée par le Centre de Supervision Urbain (CSU)

L’ensemble de ces dispositifs est relié en temps réel au Centre de Supervision Urbain (CSU).

Des vidéo‑opérateurs, agents municipaux habilités et agréés par la Préfecture — agents d’accueil et de sécurité, agents de surveillance de la voie publique, ainsi que policiers municipaux (agent·e·s assermenté·e·s) — assurent une présence continue et sont les seuls à pouvoir visionner les images issues de ces caméras. Leur travail vise à :

  • Prévenir et réduire les vols, atteintes aux biens et aux personnes, incivilités ;
  • Identifier les dysfonctionnements affectant l’espace public pour faciliter l’intervention des services municipaux ;
  • Lutter contre les infractions routières (stationnement gênant, circulation dangereuse) ;
  • Repérer les dépôts sauvages, enjeu majeur pour la municipalité ; 
  • Assurer l’extraction et la transmission des images réquisitionnées dans le cadre de procédures judiciaires (enquêtes).

Un développement raisonné du réseau

Soucieuse d’équilibrer sécurité publique et respect des libertés individuelles, la ville de Montreuil poursuit un développement progressif, raisonné et maîtrisé de la vidéoprotection, fondé sur les besoins identifiés et les demandes exprimées par les services et les habitants.

Les caméras nomades, grâce à leur flexibilité, peuvent être déplacées sur un autre site ou remplacées par des caméras fixes en fonction des évolutions constatées sur le terrain.

Sécurisation des groupes scolaires

La Ville déploie un programme spécifique de sécurisation des écoles municipales et groupes scolaires, destiné à protéger les publics les plus vulnérables ainsi que les agents travaillant au sein de ces établissements.
Ce dispositif repose sur deux piliers complémentaires :

1. Le système d’alarme PPMS

Le Plan Particulier de Mise en Sûreté (PPMS) donne une description du site, le mode de diffusion de l’alarme (distinct de l’alarme incendie), permet d’alerter immédiatement les services municipaux et de mettre en œuvre les mesures adaptées en cas de risque majeur, comme le stipule la circulaire MENE2307453C du 08 juin 2023 du ministère de l’éducation nationale.

2. La vidéoprotection interconnectée au PPMS

Lorsqu’une alarme PPMS est déclenchée et parvient au CSU, le système active automatiquement, afin de permettre une levée de doute rapide et un suivi précis de la situation :

  • L’affichage en temps réel des caméras du site ;
  • Le déclenchement de l’enregistrement.

Cette interconnexion renforce l’efficacité opérationnelle des équipes et améliore la réactivité en cas d’événement.

Afin d’assurer la sécurité des sites de jour comme de nuit (les établissements scolaires pouvant faire l’objet régulièrement d’effractions et de cambriolages), la Ville a choisi de synchroniser l’installation des alarmes PPMS avec celle des caméras de vidéoprotection.

Aucun enregistrement n’est toutefois réalisé durant la présence des élèves, garantissant ainsi la protection de leur vie privée.

Droits des usagers et garanties éthiques

Durées de conservation des images, conformément à la réglementation en vigueur : 

  • 30 jours pour les caméras fixes installées sur l’espace public ;
  • 20 jours pour les caméras nomades ;
  • 15 jours pour les sites municipaux internes.

Les zones privatives (fenêtres, balcons, propriétés privées…) sont systématiquement masquées grâce à un masquage dynamique, afin de préserver la vie privée des habitants.

Information du public

Des panneaux d’information sont installés :

  • À chaque entrée des sites municipaux équipés ;
  • Aux entrées de la commune ;
  • Sur les axes concernés (lorsque nécessaire).

Ils rappellent les finalités de la vidéoprotection et les droits des usagers.

Accès aux images et démarches possibles

Toute personne victime d’une infraction dans une zone équipée peut déposer plainte et confirmer aux services de police la présence d’une caméra, dont ils ont connaissance.

Une réquisition est alors adressée à la Ville pour obtenir les images, avant leur suppression automatique.

Police Municipale, caméras piétons

Afin de renforcer la sécurité des agents et de la population, les policiers municipaux de Montreuil sont équipés de caméras piétons. Il s’agit d’un outil non obligatoire que la ville a souhaité déployer proactivement au bénéfice des relations police-population.

Le comité éthique de vidéoprotection

La Ville s’est dotée d’une charte éthique et d’un comité éthique de vidéoprotection, composé d’élus, de personnalités qualifiées et d’habitants.

Ce comité se réunit chaque année. Sa dernière réunion s’est tenue le 15 juillet 2026 afin de garantir :

  • Un contrôle strict des pratiques ;
  • Une utilisation proportionnée des caméras ;
  • Une évaluation précise du dispositif ;
  • Le respect absolu des libertés individuelles.

Toute personne peut saisir le comité en écrivant à : dpstp@montreuil.fr

À lire dans Le Montreuillois n°227, du 17 au 30 septembre 2026

• Bataille pour la ligne 1, un enjeu social et environnemental
• De Montreuil à El Jem : la symphonie des marmots
• Catherine Ringer, Rita de Montreuil

tryptique de couvertures du journal le montreuillois