Budget 2026 : le redressement des finances opéré ces 10 dernières années dégage une capacité d’investissement jamais atteinte
Mis à jour le 15 avril 2026
Le redressement des finances opéré ces 10 dernières années dégage une capacité d’investissement jamais atteinte de 40 M€ et préserve le financement d’ambitieux services de proximité.
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La Municipalité de Montreuil réunie autour de Patrice Bessac, maire PCF reconduit à l’issue du premier tour des élections municipales de mars 2026, a adopté, dans la nuit de mercredi à jeudi, sans augmentation d'impôts*, un budget 2026 responsable, à la trajectoire financière soutenable et aux équilibres solides, permettant d’engager des investissements dès la première année de mandat au niveau jamais atteint de 40 M€ tout en assurant une légère progression des dépenses de fonctionnement (235,10 M€ / +2,4% par rapport au BP 2025 en hausse de 5,5 M€) afin de renforcer les moyens humains et financiers des services de proximité dont les habitants ont besoin : +3,4% pour les centres de loisirs, +13% pour les centres de vacances, +12% pour le budget de la direction de la santé, +12% pour la jeunesse, +16% pour la petite enfance, +30% pour la restauration scolaire ou encore +15% pour l’enveloppe allouée à la formation des agents, etc.
Malgré la persistance de l’imprévisibilité des politiques gouvernementales, de l’instabilité diplomatique et des menaces liées à la multiplication des conflits guerriers, Montreuil réussi à maîtriser un budget donnant la priorité à l’enfance et à la petite enfance, à la restauration scolaire, à la jeunesse aux espaces publics et à la voirie ainsi qu’aux espaces verts et à la formation des agents municipaux.
Sur les 51,49 M€ de dépenses d’équipements, dont 42,05 M€ de nouveaux crédits et 9,44 M€ de crédits à reporter :
- 18,8 M€ seront consacrés aux équipements scolaires (construction neuve, rénovation énergétique, réhabilitation) ;
- 17,6 M€ aux espaces publics et au cadre de vie ;
- 2,7 M€ à la rénovation et à la construction neuve d’équipements sportifs.
20,39 M€ de ce 51,49 M€ seront consacrés à l’entretien lourd du patrimoine bâti, aux espaces publics et au renouvellement de matériels et d’équipement :
- entretien des écoles et équipements publics (6,34 M€),
- réfection de chaussées, réseaux et espaces publics (4,67 M€),
- renouvellement de matériels, d’équipements et de mobiliers (2,12 M€),
- rénovation de l’éclairage public (2,45 M€),
- entretien des espaces verts, parcs et jardins (1,52 M€),
- amélioration des équipements sportifs et relampage de gymnases (0,90 M€), etc.
24,04 M€ serviront à financer la poursuite et l’achèvement d’opérations en cours :
- achèvement et livraison du groupe scolaire Georges-Méliès dans le Haut-Montreuil pour 13,86 M€,
- rénovation au sein du QPV Bel-Air – Grands-Pêchers du groupe scolaire Anatole-France (2,77 M€),
- extension du centre social Esperanto au cœur du quartier populaire Le Morillon,
- poursuite des opérations de requalification de l’habitat ancien et de lutte contre l’habitat dégradé de la ZAC Fraternité (1,44 M€),
- aménagement des espaces publics autour des nouvelles stations de métro de la ligne 11
ou encore la rénovation des vestiaires du stade Robert-Legros afin d’être homologué FFF et ainsi d’accueillir des compétitions…
Enfin 7,06 M€ de crédits sur les 51,49 M€ seront affectés au lancement des nouveaux projets :
- réhabilitation des groupes scolaires Paul-Lafargue, Joliot-Curie, Diderot (doté d’un nouveau gymnase),
- construction de deux gymnases, l’un dans le quartier de La Boissière et l’autre dans le centre sportif Arthur-Ashe,
- création d’une MAM dans la crèche Jacqueline-de-Chambrun
ou encore la réfection de la rue Saint-Antoine.
Après un débat budgétaire gouvernemental illisible, houleux et menaçant pour les finances des collectivités locales, Montreuil a finalement échappé au DILICO 2, la participation des communes à la résorption du déficit des finances publiques qui aurait privé les finances municipales de 3 à 4 M€. La Ville voit par ailleurs sa Dotation de Solidarité Urbaine progresser de plus d’un million d’euros. Mais la Ville n’échappera pas à la baisse du Fonds vert, à celle des compensations fiscales et à l’explosion des taux de contribution de la CNRACL représentant d’ici 2028, une ponction de 5 M€ sur le budget municipal (1,2 M€ en 2026).
La maîtrise budgétaire de ces 10 dernières années qui a permis d’éviter l’étranglement budgétaire annoncé par les politiques gouvernementales d’austérité, la crise de l’inflation et la nécessaire construction de 4 groupes scolaires, porte aujourd’hui ses fruits en redonnant des marges de manœuvre budgétaires :
- une dette de 204,21 M€ à fin 2025 abaissé par rapport à celle de 2025 (plus de 218 M€) et une capacité de désendettement de la collectivité abaissé à 7,3 années,
- une épargne brute en hausse de 4,13 M€ à fin 2025 atteignant 28,11 M€ (près de 22 M€ en 2026), couvrant largement le remboursement de la dette (18,11 M€ en 2025 et plus de 19 M€ en 2026) et laissant ainsi une épargne nette à fin 2025 de 9,9 M€.
Le recours à l’emprunt pour financer les investissements restera aussi modéré à un niveau quasi-identique à celui de 2025 aux alentours de 21 M€ de nouveaux emprunts.
Pour financer ses investissements, Montreuil parvient à s’autofinancer à hauteur de 42% (30,3 M€), recourt à l’emprunt à hauteur de 37% (26,6 M€), bénéficie de subventions à hauteur de 10% (7,2 M€) et dispose de 4 M€ en provenance du FCTVA (6%), d’1 M€ de taxe d’aménagement (1%) et de 2,7 M€ de produit des cessions (4%).
* Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) : 43,51 %
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Contact
Jean Tilloy, attaché de presse de la Ville de Montreuil