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Les murs à pêches

Murs à pêches

Le passé horticole de Montreuil

Les horticulteurs et arboriculteurs de Montreuil ont légué à la ville sa structure parcellaire en la recouvrant presque entièrement de murs agricoles, à partir du XVIIe siècle, pour couvrir en 1907 près de 300 hectares sur les 900 que compte la ville. À cette époque, la ville était encore largement agricole puisque plus de 700 hectares y étaient consacrés à l’agriculture, dont la production fruitière était la production phare.

Le savoir-faire des « Montreuil » (qui cultivaient aussi à Bagnolet, Fontenay et Rosny) a fait connaître leurs fruits sur les plus grandes tables d’Europe et a permis la création de nouvelles variétés de pêches, de fraises et de cerises. Ils ont aussi élaboré des techniques arboricoles encore utilisées ou redécouvertes aujourd’hui. Les « Montreuil » ont su tirer partie de leur environnement : leur positionnement géographique proche des marchés parisiens, les carrières de gypse de Montreuil qui ont fourni le plâtre pour réchauffer et protéger leurs fruits à l’abri des murs, l’utilisation du moindre espace pour compenser par l’imagination le peu de surface disponible. Les fruits étaient palissés le long des murs et en partie centrale de parcelle laissant ainsi de l’espace pour la production de fleurs de coupe, de plantes médicinales ou de petit maraîchage au sol. La Société régionale d’horticulture de Montreuil transmet le savoir-faire des horticulteurs montreuillois.

>> Toute l'histoire des murs à pêches

Le présent

Aujourd’hui l’héritage horticole de Montreuil est essentiellement visible dans le quartier Saint-Antoine, dit des « murs à pêches ». Sur une quarantaine d’hectares, une agriculture urbaine s’est maintenue de façon active jusque dans les années 1970, pour ensuite décroître sous la pression de la ville, et particulièrement après la coupure du secteur en deux par l’autoroute A 186.

Ce secteur a malgré tout résisté à l’urbanisme débridé sur une trentaine d’hectares qui étaient classés en zone d’urbanisation future dans le plan d’occupation des sols jusqu’à 2010. Depuis fin 2003, par mesure de protection, plus de 8 ha du site ont été classés par le ministère de l’Environnement au titre des « sites et du paysage » (décret du 16 décembre 2003, paru au JO le 23 décembre 2003).

Ce classement reconnaît trois intérêts majeurs liés au site :

  • un patrimoine anthropologique,
  • des techniques de construction originales,
  • un paysage particulier.


Cette mesure de protection interdit toute destruction des murs sans autorisation ministérielle et toute construction étrangère à leur vocation première. Toute modification de l’aspect du site requiert un avis de l’État.
Cependant, les mesures conséquentes n’ayant pas été prises suite à ce classement, les murs ont continué de se dégrader. Des activités associatives soutenues par la Ville ont toutefois permis de mettre en valeur certaines parcelles et de mieux faire connaître le site. Certaines de ces associations, comme MAP, la SRHM ou les Jardins du cœur, ont aussi contribué à la restauration des murs. 

De nombreuses associations mettent en valeur le site des murs à pêches ou font connaître le patrimoine horticole (voir les associations ci-contre à droite).

La restauration des murs

En 2006, un comité de suivi du classement du site est mis en place par la préfecture et 25 000 euros ont été débloqués par le ministère de l’Environnement pour réaliser une étude de préconisation pour la restauration des murs. En septembre 2008, une convention est signée entre la Ville et le ministère de l’Environnement (DRIEE Île-de- France) pour entamer un programme de restauration des murs sur les zones prioritaires identifiées par le comité de suivi : chacun des partenaires apporte 100 000 euros sur trois ans (336000 € au total soit 1400 €/m linéaire). Le Conseil Départemental de la Seine St Denis contribue également au financement de la restauration réalisée entre fin 2011 et début 2012.
Après diagnostic, les murs de 2,70 m, légèrement rétrécis vers le haut, sont rénovés pour donner à voir ce à quoi les ressemblaient les murs à l'origine. Ainsi, on reconstruit les chaperons de plâtre ou de tuiles qui servaient à protéger le mur et les pêchers des intempéries, et réincorpore dans les enduits les petits morceaux de charbon qui constellaient les anciens murs en raison du mode de cuisson du plâtre utilisé à l'époque. Ces travaux sont supervisés par l'architecte du patrimoine Delphine Vermeersch. Afin de « redonner une cohérence paysagère au secteur », des portes et 55 m de cloisons bois sont posées le long du "Chemin des architectes", nouvelle voie reliant l'impasse Gobétue à la rue Pierre de Montreuil permettant de découvrir l'intérieur des clos à pêches.
Un cahier pédagogique de restauration est édité en septembre 2012 à destination des particuliers et des associations désireux de rénover leurs murs.
Cette expérience de restauration la plus "traditionnelle" des murs ne pourra cependant pas s'exercer sur la totalité des 17 km de murs à pêches qui subsistent à Montreuil, aussi pour éviter la continuelle dégradation des murs encore debout, une nouvelle intervention plus légère a lieu au printemps 2016.
Il s'agit cette fois d'un chantier de maintenance, plus modeste mais d'une importance certaine pour protéger les murs existants. Menées par deux maçons spécialistes en bâti ancien (et ayant précédemment travaillé avec l’association Rempart), les interventions se déroulent de fin mars à début juin 2016, dans le secteur associatif du sentier Gobétue, au jardin Pouplier et dans la parcelle Lez'arts dans les murs.


Les travaux consistent cette fois en pose de coulis de plâtre pour éviter les infiltrations, redressage de murs et pose de plâtre sur les pierres à nue. Les associations du secteur sont associées et participent aux travaux préalables : préparation des espaces plantés pour éviter le piétinement de végétaux au pied des murs, retrait du lierre recouvrant certains murs, repérage de site de stockage des pierres...

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En marge des Journées européennes du patrimoine, la Ville de Montreuil inaugure la Maison des Murs à Pêches le samedi 17 et 18 septembre 2016.

 

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Les associations


Localiser sur une carte les associations qui interviennent dans le secteur des murs à pêches.

>> Télécharger la carte (Pdf)
 

Société régionale d’horticulture de Montreuil
Jardin-école, 4 rue du Jardin-École
http://www.srhm.fr 

Association Murs à pêches
Impasse Gobétue (au fond à gauche)
http://www.mursapeches.org 

Le Jardin du café social
Impasse Gobétue
cafesocial.org

La Maison Ste-Ambroise (Secours catholique)
77 bis, rue Pierre-de-Montreuil  

Lez’Arts dans les Murs
67, rue Pierre-de-Montreuil
lezartsdslesmurs@yahoo.fr

Le Sens de l’humus
Impasse Gobétue (à droite)
https://senshumus.wordpress.com/ 
contact@lesensdelhumus.org
01 42 87 80 82

Jardin de la lune
Impasse Gobétue (à droite)
Monique Vrain - monique.vrain(at)sfr.fr
http://jardindelalune.jimdo.com/ 

La Girandole Théâtre de Verdure
http://www.girandole.fr/theatre-de-verdure 
01.48.57.53.17
65, rue Pierre-de-Montreuil
theatre(at)girandole.fr 

Le Fer à Coudre (compagnie)
63, rue Pierre-de-Montreuil
http://www.feracoudre.com 

Vivre les murs : jardin d’entraide sociale
Impasse Gobétue (à droite)

Le Jardin des Couleurs (Ateliers de la nature)
39, rue Maurice Bouchor
http://blog.ateliersdelanature.org 

Rêve de Terre (jardin forestier)
11, rue Saint Antoine
http://revedeterre.asso.free.fr 

Le musée horticole

Situé dans l’enceinte du jardin-école géré par la Société régionale d’horticulture, le musée horticole est l’unique musée des outils et techniques liés à la culture des fruits en espalier le long de murs plâtrés entre le XVIIe et le XIXe siècle.
Ce petit musée unique en France retrace l’incroyable aventure d’une arboriculture d’excellence qui se développa du XVIIe jusqu’au XXe siècle aux portes de Paris. De la culture en espalier des pêches, pratiquée sur des murs, au marquage des fruits, de nombreux objets nous rappellent le temps où l’économie de Montreuil était tournée vers l’arboriculture et l’horticulture.

Jardin-école, 4 rue du Jardin-École
http://www.srhm.fr

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