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Centre social Espéranto

Les activités de la Maison de Quartier Esperanto - 2018-2019

Découvrez toute l'offre de la maison de quartier Esperanto dans la brochure des activités 2018/2019 

 

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Ateliers sociolinguistiques : des clés pour comprendre et interagir avec son environnement

Ni cours de langue, ni classe d’alphabétisation, les ateliers sociolinguistiques (ASL) proposés par les centres sociaux municipaux sont ouverts à l’année à des adultes - migrants récents pour l’essentiel, mais pas exclusivement - qui veulent devenir plus autonomes dans leur vie quotidienne. À raison de 4 à 6 heures hebdomadaires, tous niveaux de français mélangés, ils viennent ici s’autoriser à vivre « comme tout le monde ».

 

En ASL, la maîtrise de la langue n’est donc pas une fin en soi, mais seulement un outil parmi d’autres, dont chaque participant va devoir se saisir à son rythme pour accéder à ses droits, à la citoyenneté, à la culture, à la formation et l’emploi… Très concrète et pratique, l’approche privilégie l’exploitation de documents authentiques, les mises en situations, les rencontres avec les partenaires institutionnels et associatifs de la Ville, les sorties « sur le terrain ». À raison, cette approche parie aussi sur l’entraide et la complémentarité des talents et des ressources au sein du groupe d’apprenants.

 

Et pour comprendre, nous aussi très concrètement, pourquoi ça marche, nous avons poussé la porte de la Maison de quartier-centre social Espéranto à l’heure d’un atelier.

Chut ! Ça commence…

 

 

Lundi, 13h30. Les apprenants - une dizaine au total - arrivent un à un, transis de froid. Dehors, le thermomètre est au plus bas. Mais dans la salle d’activité du centre social Espéranto, l’ambiance se réchauffe vite. On s’embrasse, on plaisante, on échange les dernières nouvelles, on s’inquiète des absents…

« En français, s’il vous plaît ! » rappelle Betty Tenne, la formatrice, avant de demander à la cantonade : « Qui va chercher le café ? » Elhadj se porte volontaire et revient quelques minutes plus tard de l’espace cuisine avec une cafetière fumante, du sucre et des tasses empilées sur un plateau. Un rituel auquel on ne dérogerait pour rien au monde. D’autant que ce jour-là, Fatna offre à la ronde ses pâtisseries faites maison… Renversantes !

Fatna vient à l’atelier « en habituée », pour la troisième année consécutive. En septembre, son fils Mohamed, jeune trentenaire, a décidé de s’inscrire lui aussi. « J’ai appris le français en Algérie, mais c’était très scolaire et parfois, dans la conversation, je me sens coincé, je cherche mes mots… Avec les ateliers, c’est facile d’apprendre, comme si on discutait avec les amis. »

 

Concret, pratique, directement utile

Tous n’ont pas la même aisance à s’exprimer, ni la même assurance. L’une des apprenantes assise autour de la table ne parlait pas un mot de français en arrivant à Montreuil avec mari et enfants. Intimidée, elle sourit mais reste en retrait. Venir à l’atelier deux fois par semaine est un premier pas immense. Le reste suivra.

« Il n’y a pas que la langue qui fasse barrière pour se sentir à l’aise, et devenir autonome dans son pays d’accueil. Pour gagner en confiance, il faut surmonter le choc du dépaysement, apprendre à décrypter les codes et les usages de son nouvel environnement, comprendre le fonctionnement de l’administration, des espaces sociaux… C’est tout cela qu’on travaille ensemble ici. En cela, l’ASL se distingue complètement d’un cours de langue. On n’est pas là pour étudier les subtilités du subjonctif mais, par exemple, pour découvrir ce qu’est un centre de loisirs, et être capable d’y inscrire ses enfants la semaine suivante. L’apprentissage linguistique est mis au service de l’utilité directe » explique Betty.

Cette logique utilitaire, ce n’est pas Hamza qui s’en plaindrait. Avant de s’inscrire à l’un des ateliers du centre Espéranto sur le conseil d’un ami, le jeune homme a suivi pendant quelques semaines des cours de langue classiques. Trop éloignés de sa réalité et de ses besoins. « C’était comme l’école avec le tableau, les cahiers. On nous apprenait à dire ‘une table’, ‘une chaise’, ‘un lit’. C’est très bien mais moi, je connais ça déjà. Ce que je veux, c’est faire mes papiers et trouver du travail. À l’atelier, ça m’aide. On apprend le français en parlant des lois de la France, des associations qui s’occupent des étrangers, du centre de santé… Et en plus, on passe un bon moment. Ça fait du bien. »

 

Conquérir l’espace public

À quelques centaines de mètres, l’annexe de la mairie et son antenne « Vie de quartier Blancs-Vilains » dédiée au territoire Ruffins-Montreau-Le Morillon accueillent régulièrement les groupes des ASL. « L’accès au service public est un droit fondamental, explique Rogdy Derder, responsable de l’antenne. Quand les personnes viennent en atelier, nous leur présentons le plus clairement possible les démarches, les informations et les services qu’elles peuvent trouver ici. Nous faisons un maximum de place à l’image, aux codes couleur et aux sigles pour faciliter la compréhension à celles et ceux qui sont éloignés de l’écrit. On leur propose aussi des mises en situation, par exemple simuler une demande de pièce d’identité : à quel box se présenter ? Quels sont les documents à fournir ? Qu’est-ce qu’un timbre fiscal… Disposer d’une carte d’identité valide, ce n’est pas anodin. C’est un premier pas dans l’accès au droit pour des personnes qui sont parfois en situation de grande précarité. »

D’autres séances sont l’occasion d’explorer tout ce qui fait la vie de quartier, via notamment le tissu associatif. On apprend également à mieux se repérer sur la carte de Montreuil : situer les différents quartiers, le centre-ville, les principaux équipements administratifs, sportifs ou culturels, l’itinéraire du bus pour rejoindre les lignes de RER ou de métro, etc. À la suite de ces séances, Rogdy Derder et son équipe constatent (avec une énorme satisfaction !) que les personnes, mises en confiance, reviennent d’elles-mêmes effectuer leurs démarches, recourir aux services d’un écrivain public, d’un juriste, ou encore se renseigner sur un événement ou une animation locale.

 

Autonomie, mode d’emploi

Partenaire de premier plan des centres sociaux, la Caisse d’Allocations familiales (Caf) de la Seine-Saint-Denis est également partie prenante des ASL. Patricia Vigier et Marie-Claude Defoi, assistances sociales de la structure, interviennent ainsi auprès de chaque groupe, en coordination avec Betty Tenne. « Certaines personnes cumulent les difficultés de langue, d’accès au droit, au logement, à la santé, à l’emploi… Venir à leur rencontre permet de lever les inhibitions et de débloquer des situations individuelles. Cela nous permet aussi, à nous, de recenser des besoins collectifs. Beaucoup de personnes nous ayant, par exemple, confié leurs difficultés à être parent en France, nous avons créé un groupe d’aide à la parentalité. »

Les trois premières séances animées par Patricia et Marie-Claude présentent le fonctionnement de l’aide sociale en France, les prestations et les actions sociales de la Caf. Au programme : échanges interculturels, quizz, jeux… et surtout pas de cours magistral. La quatrième séance fait place aux exercices pratiques. On apprend à se repérer sur le site Caf.fr, à créer et gérer son espace personnel en ligne. Enfin, le cycle se clôt par une visite de l’agence Famille de la Caf de Rosny-sous-Bois.

Sur le même modèle, d’autres partenariats proposent aux apprenants de mieux comprendre l’organisation du Pôle Emploi, de la Caisse primaire d’Assurance Maladie, des établissements scolaires que fréquentent leurs enfants, etc. Et parce que vivre « comme tout le monde », c’est aussi s’autoriser la culture, l’année est rythmée par la découverte des équipements culturels publics, privés et associatifs de Montreuil (bibliothèque municipale Daniel-Renoult, cinéma public Le Méliès, théâtre La Girandole…) et par la visite de sites patrimoniaux emblématiques d’Île-de-France.

 

Le mot de la fin à celle qui en parle le mieux

Fidèles parmi les fidèles de l’atelier, Maquila y a appris à déchiffrer l’alphabet à la soixantaine passée. Une grande fierté pour elle qui, enfant, dans son pays d’origine, n’a pu être scolarisée. Et qu’importe si l’apprentissage est long, désormais Maquila est en mesure de compléter les formulaires administratifs, elle profite mieux de ses programmes télévisés préférés, et elle fréquente la bibliothèque du quartier, découverte en sortie, avec le plaisir jubilatoire des conquérants. « Quand tu n’arrives pas à te débrouiller tout seul, tu crois que c’est ta faute, que ta tête ne marche pas bien. Mais à l’atelier, tout le monde peut apprendre plein de choses. Tu sais lire et écrire, tu ne sais pas : ici, c’est pas important. Tout le monde peut venir. C’est pour ça que j’aime l’atelier. »

 

Véronique Vidalou

 

  • Pour en savoir plus sur les ateliers sociolinguistiques organisés dans les Centres Sociaux Municipaux:

- Centre Social Grand Air : 01 71 86 80 10
- Centre Social Espéranto : 01 71 89 25 20

 

  • : Le service Intégration de la Ville de Montreuil et ses partenaires institutionnels proposent des cours d’alphabétisation et d’apprentissage intensif du français, notamment dans le cadre du Contrat d’Accueil et d’Intégration, ou de l’obtention de la nationalité française

> plus d'infos ici


Mobilisation autour de la journée du 25 novembre au quartier Le Morillon

La journée du 25 novembre est une date qui fait référence car retenue comme la Journée internationale d'élimination des violences faites aux femmes

 

 

 

Le Centre Social Espéranto, L’antenne vie de quartier des Blancs Vilains, l’association Les Femmes du Morillon et la CAF ont tenu à organiser une journée de sensibilisation auprès des habitants du quartier autour de ce thème, en partenariat avec l'association Femmes Solidaires et La Ruffinerie. La journée s’est déroulée au sein du centre sportif Arthur Ashe. Elle a été inaugurée dés midi, autour d’un repas très convivial préparé par l’association Les couleurs de l'avenir, dans une ambiance chaleureuse. 

 

 

 

 

 

Au programme :

 

>> Exposition-Débat ''Violences, elles disent non'' proposé par Femmes Solidaires, mouvement féministe, laïque d'éducation populaire qui s'engage pour faire reculer toutes formes de discriminations et de violences à l’égard des femmes. L’exposition, ''Violences, elles disent non'', portait sur les violences rencontrées par les femmes dans les différentes étapes de leur vie. Un thème qui a suscité un débat très riche avec les nombreuses interventions et prises de parole des habitants.

Découvrez l'exposition

"Violences, elles disent non"
 

 

>> Un spectacle a suivi à « la Ruffinerie », espace convivial aux Ruffins. Le spectacle "De vous à moi… Histoires sur la féminité" a été présente gracieusement par La compagnie La Girandole et abordait le thème du corps de la femme et de sa sexualité.

La Ruffinerie, 68 rue des ruffins / la.ruffinerie(at)orange.fr

 

Cette journée a permis de mesurer un fort intérêt des habitants autour de cette thématique. D'autres initiatives se sont tenues dans le quartier et notamment une journée ''autour de la date du 25 novembre'' au collège Politzer avec les élèves de cinquième pour les sensibiliser à la question des violences faites aux femmes.

 

Le soutien apporté à de telles initiatives par la présence d’élus et notamment Madame Riva Gerchanoc, Adjointe déléguée à la santé, à l’égalité femme / homme, à la lutte contre les violences faites aux femmes et à la lutte contre les discriminations, et Monsieur Franck Boissier élu de quartier Ruffins / Théophile-Sueur ont été très appréciés par les habitants et permettent ainsi de réaffirmer la volonté de la municipalité de faire avancer les choses en faveur de l’élimination des violences faîtes aux femmes.

 

Ce fut donc une journée très enrichissante pour tous, qui a permis aux habitantes et habitants de s’exprimer sur des sujets durs et difficiles à aborder. Un débat et des échanges constructifs et nécessaires pour tous.

 

Pour aller plus loin :

> Contacts et infos pratiques

> Téléchargez le guide Violences conjugales : Victimes ou témoins comment agir ?

> Téléchargez le Guide-annuaire sur les violences faites aux femmes et aux jeunes filles à destination des profesionnel.le.s

 

Centre social Espéranto

L'équipe :

 

> Kadjidia Doucouré

Directrice de la Maison de Quartier - Centre Social 

Tél : 01 71 89 25 22

 

> Sihem Mebitil

Coordinatrice Enfance - Jeunesse- Insertion 

Tél : 01 71 89 25 18

 

> Edwige Lajon

Coordinatrice Parentalité - Famille

Tél : 01 71 89 25 19

 

> Rakia Alouadi

Agent d'accueil et culturelle 

Tél : 01 71 89 25 20

 

> Zouhair Khazrane

Agent d'accueil et administratif

01 71 89 25 20

 

> Betty Tenne 

Formatrice Atelier Sociolinguitique

01 71 89 25 20

 

 

  • Espace Le Morillon 14 allée Roland Martin - Place Le Morillon

Tél : 01 71 89 25 20

Cet espace est le lieu d'accueil, des permanences administratives, de l'accompagnement social, des ateliers pour les enfants et le jeunes, de l'accompagnement à la scolarité, des ateliers du secteur famille

 

  • Espace Romain Rolland

56 rue des Blancs Vilains

Tél : 01 71 89 25 20

Cet espace est un lieu d'activités spécifiques (ateliers pour les séniors, ateliers danse, graff..) et d'activités associatives. 


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