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Les racines montreuilloises de Pernod-Ricard

Histoire économique de Montreuil / Publié le lundi 25 juillet 2011 00:00

Ariste Hémard naît le 7 novembre 1847 dans l'Eure-et-Loir à Ormeville. Il arrive à Paris en 1863 chez son oncle, distillateur liquoriste, rue du Roi-de-Sicile. C'est là qu'il s'initie à l'élaboration des liqueurs, dormant six heures par nuit, travaillant dix-huit heures par jour.

Ensuite, il s'exerce dans différents laboratoires: Ruinets frères, Lexcellent et Chevassu, Lucas et enfin chez Guerin-Matière et Androt, installés 9, rue du Pré (actuelle rue du Capitaine Dreyfus), à Montreuil.
        
Il prend la direction de cette distillerie, fondée en 1840, dès le mois de mai 1870. La guerre de 1870 le voit mobilisé en août; fait prisonnier, il s'évade et reprend le combat. Il retourne à Montreuil après la défaite de 1871.

Il devient propriétaire de la distillerie du 9, rue du Pré, par acte notarié passé le 1er novembre 1871, par devant Maître Robillard notaire. Il se marie en 1872 et, pour étendre son activité croissante, achète au 87 de la rue de Paris près de quatre mille mètres carrés de terrain. Il se consacre à sa distillerie qui produit: sirop, absinthe, gentiane, calvados, marc...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En 1900, démangé par le démon de la politique, il se présente aux élections municipales. Élu, il reste un patron « socialiste chrétien ». Patron dur et intransigeant d'un côté, maire créateur d'un secours médical, d'une caisse de retraite pour ses ouvriers de l'autre. Il participe à la création des colonies de vacances de Montreuil. Il fonde le secours à domicile pour les « vieillards les plus déshérités ».

En 1906, son usine compte soixante-dix personnes et outre les rhum, vermouth et quinquina, produit de l'eau de dentifrice et de l'eau de Cologne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hélas, en 1915 l'interdiction de l'absinthe, cette fée verte qui rendait ses adorateurs fous, frappe de plein fouet l'activité de la distillerie. L'anis « Amourette » est lancé pour combattre cette interdiction et continuer de faire vivre les cinq cents personnes que la firme emploie.

C'est André Hémard, qui avait repris dès 1905 le flambeau paternel, qui transforme en 1920 l'affaire en société anonyme au capital de dix millions de francs. Pour mettre fin à une concurrence très vive, la SA Hémard, la maison Pernod fils et les établissements Pernod Père et Fils décident d'unir leurs efforts et se regroupent pour créer la société des établissements Pernod en 1928. Son capital est porté à quarante-cinq millions de francs dès 1930. André Hemard apporte à cette société son établissement industriel et commercial de distillerie, les marques, les formules, les procédés de fabrication...

C'est donc dans l'usine de Montreuil que huit alambics fonctionnent jour et nuit, produisant les esprits, base de la liqueur Pernod. Ces esprits, provenant directement de la distillation des plantes, sont ensuite purifiés sous pression dans des filtres à amiante qui travaillent à la cadence de huit mille litres à l'heure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans un bruit d'enfer et une odeur entêtante, les groupes de tirages automatiques assurent le transport, la mise en bouteille et le bouchage de plus de quatre mille bouteilles à l'heure.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce sont dix usines occupant plus de mille cinq cents ouvriers qui participent a la fabrication du produit, de Lyon à Marseille, du Mans au Havre en passant par Nancy et Montluçon. Les dépôts de Londres, Palerme, Buenos Aires ou Saigon reçoivent la marchandise et la répartissent suivant les ordres des trois cents employés du siège social du 82-84, rue des Pyrénées à Paris.


Quatre cents représentants sillonnent le monde pour promouvoir les produits du catalogue des établissements Pernod. Cent-cinquante camions assurent la livraison journalière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sacha Guitry peut affirmer: "En France, Pernod a le goût de l’anis. A l’étranger, il a le goût de la France".
Et Paul Fort de renchérir: "Pernod jusqu'au bout des mondes, Pernod, jusqu'au plus haut des cieux !".

 

Auteur: Gilbert Schoon

 

De l'usine de la rue de Paris, on ne voit plus aujourd'hui que l'ancien château d'eau. Les locaux abritent désormais des structures liées au cinéma (Périphérie, Cinéma 93, la FLEC - école de cinéma et d'audiovisuel), à la publicité (Exocet - ancienne entreprise de la pépinière Atrium), aux métiers d'art (Laurel Parker Book - livres, boîtes et coffrets sur mesure) ou encore à la musique (JFBBass, école d'apprentissage de la basse).

 

Photos : www.culture.gouv.fr

 

 

 

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Eric , 20-12-11 18:20:
Pour de l’esthétique..C'est sans doute bien pour cette personne. Et bonne chance.
Personnellement pour simplement acheter du matériel dans le cadre du développement de mon entreprise (liée à l'immobilier), aucune aide. Mais pour taxer au nom de "la taxe foncière des entreprises" les entreprises même sans bureau, là nous sommes concernés. Montreuil, plus cher que Paris. l'argent durement gagné sert à d'autres..
Thomas - Développement économique de la Ville de Montreuil , 21-12-11 16:54:
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Je précise que ce projet a été soutenu par l'Adie (association pour le droit à l'initiative économique), sans lien avec la mairie, dans le cadre d'une création d'entreprise.
En ce qui concerne une aide éventuelle au développement de votre entreprise, peut-être trouverez vous un dispositif qui vous correspond sur le site suivant :
http://www.aides-entreprises.fr/repertoiredesaides/listeaides.php?cat=&mode=commune&ter=32894&id_dep=93

Cordialement.

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