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Chapal et peaux de lapins : de l'atelier montreuillois à la multinationale

Histoire économique de Montreuil / Publié le mardi 27 septembre 2011 00:00

C’est en 1857 que Marien Chapal achète les terrains situés au début de la rue de Vincennes. Ce Creusois, né en 1828, est le descendant d’une lignée de pelletiers qui exerçaient déjà leur art à la fin du 18ème siècle.

La teinture et l’apprêt des fourrures étaient un métier empirique et ingrat. Tout était fait à la main, de l’écharnage qui consistait à séparer la peau du cuir, au nettoyage à la sciure, au battage à la baguette, en passant par le broyage et le foulage à pied nu. Le résultat était des plus aléatoire : poils teints imparfaitement, couleur s’altérant rapidement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marien, actif et courageux, adapte des procédés jusqu'alors réservés au traitement du cuir. Il traite la loutre de mer, le lapin, le castor et le phoque avec un procédé dont il détient le secret, teignant ces peaux d'une inimitable couleur marron. Son cousin Emile reprend, à la mort de Marien survenue en 1866, le flambeau de la prospère industrie. Il découvre de nouveaux procédés de tannage, à l'huile de colza, donnant ainsi une nouvelle impulsion au métier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est à partir de 1881 que la maison Chapal s'ouvre sur le monde: déjà en relations commerciales avec Leipzig, Bruxelles, Francfort et Londres, elle exporte son savoir-faire à New York.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 1883, l'usine de Brooklyn traite plus d'un million de peaux de ragondin et d'opossum. La teinture à l'aniline, rapportée des Etats- Unis, permet à Emile, en la combinant avec ses anciens procédés, de transformer le lapin en une fourrure fine et soyeuse dont le noir brillant imite parfaitement la loutre te mer. Grâce à l'épilage électrique qui remplace l'épilage à la main, procédé long et coûteux, la production des Etablissements ChapaI passe à dix-huit millions de peaux traitées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès 1887, de nouveaux brevets sont pris pour le perfectionnement des machines à couper le poil, à ébarber et éjarrer. La production s'en ressent et nécessite l'ouverture dune usine dans la Creuse à Crocq, berceau de la famille Chapal et de la majorité des ouvriers de l'usine de Montreuil. Aux Etats-Unis, l'usine de Brooklyn s' étend, celle de Montreuil aussi. La société jusqu'alors en nom collectif devient la société anonyme Chapal au capital de deux millions quatre cent mille francs. Deux ans plus tard, en 1907, le capital est doublé. II ne faudra attendre que trois ans pour que le capital passe à dix millions de francs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chapal SA s'agrandit, loue des usines pour la coupe à Fisme dans la Marne, puis à Saint-Louise, rachète la marque Déon, la société Lafrique, le fonds de Villatel et Joly, absorbe l'usine du Point du Jour, devient propriétaire des établissements de Sens et de Paron...

Première multinationale à l'appétit dévorant, SA Chapal s'affirme comme la seule et unique société de transformation de la peau de lapin. La guerre de 1914 interrompt cet essor. La société anonyme profite du conflit pour se reconvertir (!?!) dans la fabrication d'affûts de canon de 75, de combinaisons pour aviateurs. Quelques mois après l'armistice, l'entreprise a reconstruit ses usines de la Marne bombardées et reprend son rythme d'avant-guerre. En 1920, le capital passe à vingt millions, en 1929 à trente. Il faudra attendre l'arrivée massive des fibres synthétiques pour que disparaisse aussi rapidement qu'elle avait grandi la SA Chapal.

En 1969, une partie des usines est démolie, une autre vendue a Grandin, le siège social reste au 5 de la rue de Vincennes, dans des bâtiments qui n'abritent même plus l'odeur entêtante de la naphtaline qui empuantissait le quartier.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteur: Gilbert Schoon

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Eric , 20-12-11 18:20:
Pour de l’esthétique..C'est sans doute bien pour cette personne. Et bonne chance.
Personnellement pour simplement acheter du matériel dans le cadre du développement de mon entreprise (liée à l'immobilier), aucune aide. Mais pour taxer au nom de "la taxe foncière des entreprises" les entreprises même sans bureau, là nous sommes concernés. Montreuil, plus cher que Paris. l'argent durement gagné sert à d'autres..
Thomas - Développement économique de la Ville de Montreuil , 21-12-11 16:54:
Bonjour,
Merci pour votre commentaire. Je précise que ce projet a été soutenu par l'Adie (association pour le droit à l'initiative économique), sans lien avec la mairie, dans le cadre d'une création d'entreprise.
En ce qui concerne une aide éventuelle au développement de votre entreprise, peut-être trouverez vous un dispositif qui vous correspond sur le site suivant :
http://www.aides-entreprises.fr/repertoiredesaides/listeaides.php?cat=&mode=commune&ter=32894&id_dep=93

Cordialement.

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