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Les événements marquants

Les fêtes de la Saint-Vincent

La fête de la Saint-Vincent, patron des vignerons (gravure) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Saint-Vincent, patron des vignerons (gravure) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Manuscrit de Paulin, 1846 (récit donné par un journal de l’époque) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Manuscrit de Paulin, 1846 (récit donné par un journal de l’époque) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

La confrérie de Saint-Vincent remonte au Moyen Âge et chaque année, le 22 janvier, elle organisait une messe solennelle en l’honneur du saint patron des vignerons, Vincent de Saragosse, mort en martyr. Lors de cette messe, la confrérie offrait le pain béni à chacun de ses membres, en espérant ainsi obtenir une belle et bonne vendange à l’automne suivant. Une estampe de Saint-Vincent leur était également remise.
À l’occasion de la Saint-Vincent, une fête était organisée dans les rues avec un défilé, et des dîners réunissaient parents et amis.
Cette fête perdura jusque dans les années 1920, période où la vigne disparaît à Montreuil. Des fêtes du même type se déroulaient dans les communes voisines, notamment à Bagnolet.

Fête de la Rosière

Défilé de la fête de la Rosière, au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Défilé de la fête de la Rosière, au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Couronnement de la Rosière devant l’ancienne mairie, au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Couronnement de la Rosière devant l’ancienne mairie, au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

Cette fête française, aux origines anciennes, n’apparaît à Montreuil que tardivement. C’est en 1853 que cette fête est instituée, suite aux dispositions testamentaires de Jean-Étienne Alexis Pesnon : il lègue 5 000 francs annuels à la Ville, à condition qu’elle nomme chaque année une « Rosière » et lui offre 1 500 francs. La Rosière était une jeune fille du « pays », élue par le conseil municipal pour « sa réputation vertueuse », et qui sera ensuite mariée à la mairie et à l’église. Elle se voyait coiffée d’une couronne de roses et un grand défilé avait lieu dans les rues, au cours duquel le maire, accompagné des membres du conseil municipal, se promenait au bras de la Rosière.
C’est le 18 mai 1856 que Lise Éléonore Chatard est désignée première Rosière montreuilloise.
Les notables perpétuèrent la tradition en léguant une partie de leur fortune pour organiser cet événement. En 1881, le legs de Mme Désiré Préaux permit notamment l’élection de deux nouvelles Rosières.

Photographie de la Rosière de l’année 1957 ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Photographie de la Rosière de l’année 1957 ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

Cette cérémonie perdura plusieurs années tout en évoluant, avant de disparaître dans les années 1980. La dernière élection de Rosières, dont on trouve mention dans les registres de délibérations du conseil municipal, date de novembre 1980. Les dernières jeunes filles ayant reçu le legs Préaux cette année-là sont au nombre de quatre et, parmi elles, trois ont été élevées par une mère seule et la dernière est non-voyante (source : Délibération du conseil, 19 novembre 1980 au 23 février 1981, Archives municipales de Montreuil).

La construction du fort de Rosny

Carte de Montreuil de 1870 représentant le fort de Rosny (détail) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte de Montreuil de 1870 représentant le fort de Rosny (détail) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Départ d’une marche des zouaves au fort de Rosny (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Départ d’une marche des zouaves au fort de Rosny (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

La construction du fort fut entreprise sous le règne de Louis-Philippe, en 1840, afin de renforcer la ceinture fortifiée de Paris. Ce fort situé dans le Haut-Montreuil, sur la rue de Rosny, l’un des axes routiers les plus longs de la ville, et sur la route des forts militaires, constitue une position stratégique. Au terme des travaux, en 1848, il s’étend sur un terrain de plus de 25 hectares dépendant à l’époque des communes de Montreuil et de Rosny. Cette dépendance territoriale partagée entre deux communes pouvant être la source de difficultés administratives, la ville de Rosny réclama et obtint finalement le rattachement du fort à son territoire communal.
Le fort était armé de grosses pièces d’artillerie et la garnison variait de 60 à 300 hommes.
Durant la guerre franco-prussienne, entre 1870 et 1871, le fort subit d’importants bombardements de la part de l’armée prussienne qui était installée vers Bondy et Villemomble. D’après les sources, plus de 4 000 obus seraient tombés.
Entre 1901 et 1921, le fort abrita le 4e régiment de zouaves, constitué à l’origine en Algérie d’hommes de l’ethnie kabyle des Zouaoua. Ce corps d’infanterie s’était distingué dans les différentes batailles menées sous le Second Empire.
En 1947, le fort est rattaché à la ville de Rosny, amputant ainsi une partie du territoire de Montreuil.

Un tournage exceptionnel de Georges Méliès aux Guilands

Lettre manuscrite de George Méliès, datant du 3 avril 1906 ©Archives municipales de la ville de Montreuil
Lettre manuscrite de George Méliès, datant du 3 avril 1906 ©Archives municipales de la ville de Montreuil
Lettre manuscrite de George Méliès, datant du 3 avril 1906 ©Archives municipales de la ville de Montreuil
Lettre manuscrite de George Méliès, datant du 3 avril 1906 ©Archives municipales de la ville de Montreuil

En 1906, George Méliès adresse une lettre au maire de Montreuil pour demander l’autorisation de tourner avec ses caméras dans les anciennes carrières des Guilands à Montreuil. Ce tournage en extérieur a effectivement lieu et aboutit à la sortie, la même année, du film Les Incendiaires. Il fait une exception en tournant dans les anciennes carrières de gypse de Montreuil et Bagnolet car, pour le tournage de ses films, George Méliès ne sortait quasiment jamais de ses studios.

 

Les Incendiaires, drame réaliste copié sur Ferdinand Zeka, est censuré dès sa sortie, car il restitue une exécution capitale. Le film met en scène des bandits ayant mis le feu à une ferme. Ils voient leur repaire assiégé par les gendarmes, puis s’enfuient dans les carrières, mais l’un d’eux est arrêté et emprisonné.

L'incendie de l'usine JEP

L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’usine JEP au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’usine JEP au début du XXe siècle (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
L’incendie de l’usine JEP, le 28 avril 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

L’usine JEP ouvre en 1908, au 94 rue de Paris. Ses locaux occupèrent jusqu’à 10 000 m2 au sol.
Le 28 avril 1909, un incendie s’y déclare, réduisant en cendre les bâtiments. Cette catastrophe mit au chômage les 330 ouvriers de l’usine et entraîna la faillite du « Jouet de Paris ».
La « Société industrielle de Ferblanterie » racheta l’entreprise le 1er août 1909 et relança la fabrication des jouets avec les sigles « SIF » et « JP » apposés côte à côte. L’usine devient le lieu de production de millions de jouets, jusqu’à la fin de son activité en 1966.

La fête de la Mutualité

La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
La fête de la Mutualité, le 13 juin 1909 (carte postale) ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

Cette fête est à l’origine une fête mutualiste nationale, établie en 1904, c’est-à-dire un rassemblement de membres de la Mutualité, qui prenait la forme d’un défilé dans Paris et se terminait par un banquet. Cette fête s’est également déroulée à l’échelle locale, et notamment à Montreuil, le 13 juin 1909. Au cours de cette fête populaire, de nombreux chars étaient décorés sur des thèmes variés.

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