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Les débuts de l'industrialisation à Montreuil

Carte postale d’une vue d’ensemble des carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’une vue d’ensemble des carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale des murs à pêches avec en arrière-plan la chaudronnerie et les carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale des murs à pêches avec en arrière-plan la chaudronnerie et les carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ouvriers travaillant dans les carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ouvriers travaillant dans les carrières au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ouvriers travaillant dans les carrières Morel au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ouvriers travaillant dans les carrières Morel au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

C’est au cœur des carrières que se développe l’une des premières industries de Montreuil. Le gypse, présent dans les sous-sols et exploité artisanalement depuis le XVIe siècle pour la production de plâtre, devient à partir de 1820 une des industries principales de la ville. De bonne qualité, ce plâtre est destiné à la province, mais aussi à Paris et sert notamment, à partir de 1852, à construire les immeubles haussmanniens. On compte trois grandes carrières de gypse : les carrières Morel (du nom de leur propriétaire) situées à l’emplacement de l’actuel parc des Guilands, et les carrières Gallet et Leclaire devenues le parc des Beaumonts. Au début de l’année 1850, les plâtriers et les maçons représentent 50 % de la population industrielle. 

Carte postale d’une sortie d’usine Hardi-Milori au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’une sortie d’usine Hardi-Milori au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

D’autres industries apparaissent dans le Bas-Montreuil, comme l’usine Milori spécialisée dans la fabrication de produits chimiques pour les couleurs et fondée à Paris en 1818 ou, selon les sources, en 1825. Elle serait la première entreprise à s’installer à Montreuil. C’est probablement en 1827 qu’elle s’établit au 261 de la rue de Paris, sur un terrain de plus d’un hectare, marquant ainsi le début d’une forte industrialisation dans le Bas-Montreuil.

Carte postale de la façade de l’usine Chapal au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la façade de l’usine Chapal au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la sortie des ouvriers de l’usine Chapal au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la sortie des ouvriers de l’usine Chapal au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

En 1857, la peausserie Chapal installe une partie de sa production au 22 rue de Vincennes. Cette usine, fondée initialement en 1832 à Paris, est spécialisée dans le travail de la peau, autrement dit le coupage des poils, la teinture des peaux de lapin, mais aussi d’autres animaux, comme le renard. 

Des industries de porcelaines s’implantent également dans la ville, ce qui peut s’expliquer par la proximité avec le château de Vincennes où fut créée en 1752 la première manufacture royale qui devait être ensuite installée définitivement à Sèvres. En 1871, Émile Samson (1837-1913) décide d’installer ses ateliers de fabrication et de décoration (appelée porcelaine Samson), fondée à l’origine à Saint-Maur, au 17 rue de la Révolution. La production se compose principalement de porcelaine et de faïence artistique, accessoirement de bronzes et d’émaux, mais aussi de pièces de grandes dimensions de style ancien. Samson se spécialise dans la copie et la restauration de la porcelaine ancienne pour les grands musées et acquiert une renommée internationale.

Carte postale de l’entrée de l’usine Hémard au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de l’entrée de l’usine Hémard au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Affiche publicitaire de la citronnade ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Affiche publicitaire de la citronnade ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Photographie de la cour intérieure de l'usine Hémard-Pernod avec le château d'eau et la cheminée vers 1930 ©Coll. G.S.
Photographie de la cour intérieure de l'usine Hémard-Pernod avec le château d'eau et la cheminée vers 1930 ©Coll. G.S.

C’est en 1872 qu’Ariste Hémard, industriel et dirigeant de la droite locale, rachète une distillerie d’alcool au 87 rue de Paris pour en faire une fabrique de liqueurs, de sirops et de conserves de fruits. En 1926, la Maison Pernod Fils fusionne avec la Distillerie Hémard qui est désormais intégrée au sein d’un empire industriel. En 1974, le groupe quitte Montreuil pour installer son siège social et ses deux usines de la région parisienne à Créteil. La tour de l’ancien château d’eau de l’usine subsiste encore aujourd’hui dans la cour intérieure.

Carte postale de la Société parisienne de tranchage et de découpage ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la Société parisienne de tranchage et de découpage ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ébénistes dans leur atelier au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale d’ébénistes dans leur atelier au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

En 1894, la Société parisienne de bois tranché et déroulé, qui devient par la suite la Société parisienne de tranchage et de déroulage (SPTD), remplace la scierie Cavillet, installée en 1871 au 82 rue de Lagny à Montreuil. Dans ces ateliers, des billes de bois brut venant du monde entier subissent leur dernière transformation avant de partir chez les ébénistes, les marqueteurs, les tableteurs… Le secteur d’activité du bois est pendant longtemps l’un des principaux de la ville. Dans les premiers temps, des ateliers d’ébénisterie et de menuiserie s’installent à Montreuil.

Carte postale de l’entrée de l’usine JEP au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de l’entrée de l’usine JEP au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Publicité pour les jouets JEP ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Publicité pour les jouets JEP ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Hydravion JEP ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Hydravion JEP ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

En 1908, le groupe JEP - Jouet de Paris ouvre une entreprise au 94 de la rue de Paris. Cette usine, ravagée par un incendie en 1909, ne cesse pourtant pas de développer son activité et acquiert une renommée mondiale en remportant à plusieurs reprises des prix lors des expositions universelles. Émerveillant les yeux des petits, JEP propose une riche variété de jouets : trains, chemins de fer, pistolets, armes, automobiles, bateau, avions, outils, jouets de jardin ou de plage, patins à roulette… En 1939, l’usine de Montreuil occupe plus de 7 000 ouvriers, produisant près de 10 tonnes de jouets par jour. Jusqu’en 1966, date de fermeture du site montreuillois, JEP participe sur le plan industriel, comme l’usine Kréma plus tard, à la renommée internationale de la ville.

Carte postale de l’entrée de l’usine Bébé Jumeau au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de l’entrée de l’usine Bébé Jumeau au début du XXe siècle ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale des Bébés Jumeau en 1900 ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale des Bébés Jumeau en 1900 ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la boutique vendant des Bébés Jumeau ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Carte postale de la boutique vendant des Bébés Jumeau ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

L’industrie du jouet renforce sa présence dans le tissu industriel, notamment avec l’implantation de la maison Jumeau, une fabrique de poupées en porcelaine. La société des poupées Jumeau, fondée initialement en 1840 rue Pastoureau, à Paris, s’installe d’abord dans un atelier au 18 de la rue Raspail en 1869, tout en conservant ses locaux parisiens. En 1871, l’usine d’assemblage, qui regroupe toutes les opérations de fabrication des pièces détachées (yeux, corps, trousseaux, perruques…), ainsi que les ateliers d’assemblage et de conditionnement, s’établit au 152 de la rue de Paris sur un terrain de 2 100 m2 qui atteint 5 000 m2 en 1885. À partir de 1877, au numéro 64 de la rue François-Arago, sont installés les fours dans lesquels sont cuites les têtes en porcelaine. En 1899, la société des poupées Jumeau devient la société française de Bébés Jumeau.

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