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Les changements de régimes politiques

Passeport délivré en 1836 à un plâtrier montreuillois, lui permettant de passer les portes de Montreuil et de circuler dans la ville ©Coll. Musée de l'Histoire vivante
Passeport délivré en 1836 à un plâtrier montreuillois, lui permettant de passer les portes de Montreuil et de circuler dans la ville ©Coll. Musée de l'Histoire vivante
Photo de l’Hôtel de Ville de Paris durant la Commune ©Coll. Musée de l'Histoire vivante
Photo de l’Hôtel de Ville de Paris durant la Commune ©Coll. Musée de l'Histoire vivante

Montreuil vit au rythme des changements de régimes politiques. Entre 1814 et 1870, la France ne compte pas moins de trois régimes. Une Restauration monarchiste (1815-1848), une Seconde République (1848-1852), puis un Second Empire (1852-1870), pour de nouveau et définitivement adopter le régime républicain, après la défaite de Sedan le 2 septembre 1870. Un maire s’illustre durant cette période, Michel de Rotrou. Il est nommé en 1839 et exerce ses fonctions durant 27 ans, jusqu’en 1866. Il doit notamment faire face au problème du chômage et propose, dans l’esprit des ateliers nationaux tenus dans les arrondissements populaires de Paris, la création d’un atelier de travail. En témoigne la délibération du conseil municipal du 26 mars 1848 extraite du registre des délibérations (21/01/1843-6/11/1852) conservé au service des Archives municipales : « Considérant qu’un grand nombre d’ouvriers habitants de Montreuil sont sans ouvrages, qu’il importe de remédier, promptement, à cet état de choses, en cherchant les moyens d’établir un atelier de travail où ils puissent provisoirement trouver à employer utilement et honorablement leur force et leur bonne volonté ».

Théophile Sueur lui succède jusqu’en 1876 et c’est au cours de son mandat que se déroulent le siège de Paris  par les Prussiens, en 1870, et la Commune de Paris, en 1871, deux épisodes de la guerre franco-prussienne.

La ville de Montreuil, située entre les forts et l’enceinte de Paris, donc toute proche de la capitale, participe à la défense de celle-ci. Les opérations sont conduites depuis le fort de Rosny, qui sera par la suite la cible des bombardements de l’armée prussienne. De nombreux Montreuillois, soldats ou gardes nationaux, se battent contre les Prussiens lors du siège de 1870 et seront victimes de la guerre.

L’ancienne rue des Clos-Allemands, devenue depuis le 30 juin 1886 la rue des Clos-Français, témoigne de l’occupation du site par les troupes prussiennes en 1814 et en 1870.

Lettre de jugement de 1872 du conseil de guerre concernant Pierre Givaudan, un Montreuillois soutenant la Commune ©Coll. Musée de l’Histoire vivante
Lettre de jugement de 1872 du conseil de guerre concernant Pierre Givaudan, un Montreuillois soutenant la Commune ©Coll. Musée de l’Histoire vivante

Durant la Commune de Paris qui se déroule du 18 mars au 28 mai 1871, des Montreuillois s’engagent au sein de bataillons d’une garde nationale alors divisée entre ceux qui se sont ralliés au gouvernement de Thiers et ceux qui soutiennent la Commune, comme le 210e.

Le conseil municipal à Montreuil défend le gouvernement d’Adolphe Thiers (1797-1877) et montre son hostilité envers la Commune de Paris. Entre mars et avril 1871, le lieutenant Pierre Givaudan, entouré de ses hommes, tente de hisser un drapeau rouge sur la mairie et de s’emparer du bâtiment. Les insurgés seront condamnés à de lourdes peines. Givaudan écopera des travaux forcés à perpétuité.

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