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Histoire des murs à pêches

Sur le plateau du haut Montreuil, dissimulés entre les rues de la Nouvelle France, de Rosny, Pierre de Montreuil ou Saint-Antoine, se trouvent une trentaine d'hectares de jardins cachés, des longues parcelles orientées les plus souvent nord-sud et enfermées dans de hauts murs blanchâtres. C'est le cœur de ce qui reste des fameux Murs à pêches, lieu, outil de travail et symbole de l'horticulture montreuilloise, fierté multiséculaire de l'arboriculture française. 

   

Coiffés d'un large chaperon et hauts de presque trois mètres, les murs à pêches sont faits de moellons, de terre et de plâtre... Ils protègent les cultures des intempéries et gardent la chaleur du soleil, permettant de produire à Paris certaines cultures méridionales, dont la plus prisée, celle du pêcher. Les arbres sont élevés à plat le long des murs, ce qui parmi autres avantages facilite les soins comme la cueillette, en fixant les branches avec des morceaux de tissus cloués dans le crépi, ce qu'on appelle le palissage à la loque. La technique du palissage (pas sur mur mais en champ) deviendra même, au XXe siècle, le modèle de la production fruitière dans le monde entier. À leur apogée, dans la seconde moitié du XIXe siècle, les murs à pêches couvrent plus d'un tiers de la ville, soit 320 hectares pour plus de 300 km de murs et environ 600 km de linéaires en exploitation et débordent largement sur les villes de Rosny, Romainville, Bagnolet, Fontenay... 

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Les murs à pêches en images

Qui a inventé les Murs à pêches?

Une paternité disputée entre Montreuil la paysanne et Versailles l'aristocrate

Déjà en 1612, un manuel de jardinage (François Gentil (dit frère), Le jardinier solitaire, ou dialogues entre un curieux et un jardinier solitaire. Paris,1612 bit.ly/PqYF11) conseille d'utiliser la technique du palissage sur mur afin d'obtenir des pêches en région Parisienne, bien qu'il s'agisse encore de palissage sur treillages.

C'est le responsable du Potager de Louis XIV à Versailles, Jean de la Quintinie, qui explique, à la deuxième moitié du XVIIe siècle, comment le plâtre facilite tant la construction des murs que le palissage des branches... et il fait entourer de murs plâtrés plusieurs de ses jardins carrés versaillais. Selon la tradition, c'est l'un de ses amis, le mousquetaire de la Reine Réné-Claude Girardot qui introduit la technique des murs à pêches dans le terroir de Montreuil... à partir de sa propriété de Bagnolet !

Mais un fervent chantre du Montreuil horticole, l'abbé janséniste Jean-Roger Schabol, soutient dès les années 1760 que « l'invention » des murs à pêches est due à une tradition locale enfouie, et attribue un rôle clé à l'un des jardiniers de la Quintinie, le montreuillois Nicolas Pépin, membre éminent d'une longue dynastie de cultivateurs.

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