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Histoire des murs à pêches

Le plateau de l'Est parisien est particulièrement favorable en raison de son exposition et de ses gisements de gypse fournissant à bas prix le plâtre pour murer les « clos à pêches

Les exploitants viennent en grande partie des départements bourguignons, et plus particulièrement de l’Yonne. De la main d’œuvre locale afflue des villages avoisinants (Romainville, Bagnolet...), les paysans de Montreuil cultivant également des parcelles jusqu'à la plaine au nord du Plateau (Bondy...). Certains travailleurs s'installent durablement dans les murs à pêches, en louant ou en rachetant des parcelles au prix de durs sacrifices, au fil des siècles l' « aristocratie » paysanne montreuilloise s'enrichit ainsi de nouvelles familles. 

Les paysans, dont certaines parcelles ont vue sur la capitale, vendent directement sur les marchés, notamment les Halles de Paris, où un quartier leur est réservé, puis, à partir de son ouverture en 1760, aussi au marché d'Aligre, plus proche. Un détail non négligeable puisque jusqu'au XIXe siècle, faute de routes carrossables, les paysannes – la vente est une activité essentiellement féminine – portent leurs paniers à la main ou sur la tête.

La construction des murs à pêches dynamise voire fait naître l’exploitation des plâtrières et carrières de gypse (les plus importantes étant sur les sites des actuels parcs des Guilands – les « Buttes à Morel », du nom du propriétaire – et des Beaumonts), et participe à ce titre à la naissance des premières implantations industrielles sur la commune. 

Les « gens de Montreuil » adaptent et renouvellent constamment leur savoir-faire et leur production en fonction du marché, en alliant technique agricole et esprit commercial. Ils sélectionnent de nouvelles variétés et valorisent sans cesse leur production : emballages soignés, ensachage et marquage des fruits, création de nouvelles variétés hâtives ou tardives... Progressivement, ils participent avec un énorme succès aux grands concours internationaux et organisent leur propre exposition sur la place de la mairie, ils se dotent aussi de plusieurs structures collectives aux fins les plus variés [http://srhm.fr/organisme.htm]. Fondée en 1878 la Société régionale d'horticulture de Montreuil est toujours en activité et gère notamment le Musée horticole et le Jardin-école.

La dernière partie du XIXe marque l'apogée de la culture fruitière. Les luxueux produits montreuillois s'exportent bien, des séries spéciales marquées aux effigies des différents souverains se retrouvent même aux cours de Londres, de Berlin et jusqu'à la table du tsar de Russie.

Importée par rail depuis le Midi, la pêche cède le mur à la poire et surtout à la pomme... Au cours du XX siècle les revenus des agriculteurs dépendront de plus en plus de la floriculture. Si près de Paris, les clos à pêches subissent la pression croissante du l'industrialisation et du foncier, alors que, déjà dans les années 1930, l'augmentation du prix du plâtre et de la main d’œuvre rendent l'entretien des murs plus difficile... 

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