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De la fin du 19ème siècle aux années 1960 : Montreuil, ville ouvrière

A partir du milieu du 19ème siècle, la croissance urbaine et l’expansion industrielle de Paris poussent les usines en proche banlieue: l’industrie prend rapidement le pas sur l’agriculture, du moins dans le Bas Montreuil.

                           Usine à Gaz, construite en 1868 sur les plans de G. Eiffel (crédit: www.actuacity.com)

A l’inverse des banlieues du Nord et de l’Ouest, où prédominent les industries lourdes et peu qualifiées, Montreuil accueille des industries diversifiées et qualifiées, qui associent artisanat et industrie de pointe. Les ateliers, souvent de taille modeste, s’installent en nombre et contribuent à l’urbanisation massive du territoire.


Sous la IIIe République, l’industrialisation de la ville se poursuit à un rythme accru, en particulier à partir des années 1890 : plus de deux cents établissements s’installent avant 1914 : fabriques de jouets, ferblanteries, travail du bois, construction mécanique… Petits ateliers, fabriques traditionnelles et grandes usines modèles se côtoient alors.
La mécanisation et la nouvelle organisation du travail dans les grandes usines altèrent alors la condition ouvrière, à tel point que Montreuil est parfois surnommée « Biribi », en référence aux pénitenciers militaires des colonies d’Afrique du Nord.

Usine de céramique de la Société des poupées Jumeau, construite en 1882 (crédit: www.actuacity.com)


L’avènement du chemin de fer fragilise l’agriculture de la banlieue parisienne. Les vignes disparaissent du Bas-Montreuil, remplacées par des industries très diverses, tandis que l’horticulture et l’arboriculture doivent s’adapter à une concurrence croissante.


Cette industrialisation s’accompagne d’une forte croissance démographique: 9.200 habitants en 1866, 13.000 en 1872, 32.000 en 1901 (dont la moitié viennent de Paris). Les nouveaux arrivants s’installent dans le Bas-Montreuil, alors appelé « nouveau Montreuil ». Le Bas-Montreuil est alors un quartier industriel, majoritairement ouvrier (bien que de nombreux patrons d’usine y résident), qui n’accueille que peu de commerces, à l’exception des très nombreux cafés et marchands de vin.


Le plateau du Haut Montreuil, jusqu’alors épargné par l’urbanisation, reste quasi exclusivement consacré à l’horticulture.


Le processus d’industrialisation reprend dès le lendemain de la Première Guerre Mondiale : on compte 610 usines en 1929. Aux activités déjà présentes s’ajoutent de nouvelles activités comme le travail du métal, les applications de l’électricité ou encore l’alimentation.


L’amélioration des infrastructures de transport facilite les nombreuses migrations quotidiennes, entrantes comme sortantes. L’ouverture des trois stations de métro, entre 1933 et 1937, permet à 10 000 ouvriers d’aller travailler à Paris et au-delà, en particulier à l’usine Renault de Boulogne-Billancourt.

Station de métro de la Porte de Montreuil, inaugurée en 1933


L’industrie gagne progressivement les pentes du Haut Montreuil, jusqu’à une extension maximale en 1950, où l’ensemble du territoire est concerné, à l’exception du Sud-Est de la ville.

Même dans le Bas-Montreuil, densément industrialisé, la mixité urbaine demeure : activités et habitat sont étroitement imbriqués.


L’après-guerre marque l’apogée de l’industrialisation. Dans les années 1950, Montreuil compte 750 établissements, employant au total plus de 20 000 personnes : 404 entreprises de métallurgie emploient 12 000 salariés, 155 entreprises et 2 300 employés se consacrent au travail du bois, et la chimie, le textile et les cartonnages et la pelleterie comptent respectivement une soixantaine d’entreprises.

Le secteur tertiaire commence à émerger, avec plusieurs banques et administrations qui représentent 1 400 emplois.

La taille des usines croît sensiblement : les 30 usines de plus de cent salariés concentrent la moitié des emplois de Montreuil. Toutefois, ces grandes usines coexistent avec plusieurs centaines de petits établissements : en 1954, 500 entreprises ont moins de 20 salariés, parmi lesquelles 350 en ont moins de 10. Cette forte proportion de petits établissements industriels est une spécificité montreuilloise, en particulier au sein de la première couronne parisienne, qui compte un grand nombre de grandes usines.

 Chaîne de conditionnement de la biscuiterie Gomez frères-La Basquaise - vers 1960

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