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Histoire des murs à pêches

Quelques-uns des cultivateurs occupent des rôles publics importants au sein des différentes municipalités de 1790 à 1935 (Pierre Pépin et Claude Mainguet - premiers maires de la ville à la Révolution, Léon Loiseau, Arsène Chéreau, Ernest Savart...).

En 1935, dans la « vague rouge » qui emporte la petite ceinture parisienne, Montreuil élit son premier maire issu du monde ouvrier, le communiste Fernand Soupé. 

Le 17 septembre 1939, moins de trois semaines après le début de la seconde guerre mondiale, l'URSS – encore alliée de l'Allemagne nazie – envahit à son tour la Pologne, alliée et protégée de la France. En France, le PCF – soutien de l'URSS – est interdit et les municipalités communistes dissoutes. Pour administrer les affaires courantes, le pouvoir central institue des « délégations spéciales » composées de notables. Parmi eux, à Montreuil, est nommé Luis Aubin, président de la Société régionale d'horticulture, un ardent défenseur des murs à pêches. Pendant la collaboration, alors que le régime de Vichy proclame son attachement à l'agriculture et aux traditions (et que Paris manque de nourriture à cause de la guerre) Louis Aubin obtient le premier classement des murs à pêches, sans lequel ils auraient fort probablement disparu. 

Il faut attendre les années 1970 et 1990 et les conséquences des politiques d’aménagement du territoire communal, pour que des associations défendent la première fois une partie du terrain des murs à pêches menacée par le tracé du prolongement de l’autoroute A86 vers Fontenay, puis par le projet d’une zone d’aménagement concerté (ZAC). Les deux projets sont rediscutés et redessinés afin de prendre en compte du moins partiellement le souci patrimonial, cependant des dizaines d'hectares de clos sont sacrifiés pour la vaste ZAC d'activités le long de la rue de Rosny et l'A186, « la bretelle de Fontenay », qui coupe le secteur des murs à pêches jusqu'au Parc Montreau.

Mais c'est le transfert des marchés parisiens des Halles tout proche à Rungis qui désorganise définitivement un système économique déjà fragilisé et extrêmement dur pour ses travailleurs. Plusieurs producteurs restent malgré tout en activité au moins jusqu'aux années 1980. 

Déjà très présentes sur la commune, à partir de la fin des années 1980, des populations tziganes trouvent un refuge précaire dans le périmètre des murs à pêches, au prix de conditions d'existence extrêmement préjudiciables pour elles-mêmes mais aussi pour les clos.

À la fin des années 90, certaines associations demandent à la ministre de l'environnement de Lionel Jospin, Dominique Voynet, de les aider à protéger les murs. Le dossier aboutit sous le gouvernement suivant avec le classement, en 2003, de 8,5 hectares au titre de paysage urbain sur les 15 initialement prévus. Pourtant, faute d'action des pouvoirs publics locaux de l'époque, la dégradation se poursuit, avec un risque majeur, souligné par certaines associations : si le paysage, non entretenu, se dégrade « spontanément », le classement lui-même deviendrait caduc.  

Aujourd'hui, quelques jardins sont toujours cultivés par des familles ou des associations, d'autres sont gérés comme des lieux culturels ou associatifs, l'ensemble est très dégradé, gagné ou menacé par les friches.

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