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Repères historiques

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tribune - © IHS-CGT
Chronologie réalisée à partir de :
Danielle TARTAKOWSKY,
Le Front populaire, la vie est à nous, Découvertes Gallimard, 1996.
 
 

6 février 1934 : Violente manifestation antiparlementaire à Paris

Fin décembre 1933, éclate l’affaire Stavisky. Stavisky, un aventurier, vient de détourner plusieurs millions de francs dans des opérations financières douteuses réalisées grâce à la complaisance de ses relations politiques, notamment avec des élus radicaux. Activement recherché par la police, il est retrouvé mort. La grande presse acquise à la droite conteste la thèse du suicide et accuse les protecteurs de Stavisky d’avoir fomenté son assassinat pour éviter qu’il parle. Le scandale provoque une crise ministérielle.
12 février 1934 : Grève générale « contre le fascisme ». L’acte de naissance du Front populaire

Pour les forces de gauche, les manifestations de la nuit du 6 au 7 février par leur ampleur et leur violence ainsi qu’au regard du contexte international avec la présence au pouvoir de Hitler en Allemagne et de Mussolini en Italie, constituent une sérieuse menace fasciste.
5-12 mai 1935 : Victoire des forces de gauche aux élections municipales

L’unité sans faille entre les socialistes et les communistes permet la victoire. La « banlieue rouge » naît. Dans les départements de la région parisienne, plus de cinquante-cinq municipalité dont Montreuil sont désormais communistes et une trentaine socialistes.
14 juillet 1935 : Puissantes manifestations « pour le pain, la paix et la liberté » dans tout le pays

À Paris, à l’appel de toutes les formations de gauche, parti radical compris, 500 000 personnes défilent de la Bastille à Cours de Vincennes.
26 avril - 5 mai 1936 : Victoire électorale du Front populaire aux élections législatives

Le Front populaire l’emporte avec une avance d’une quarantaine de sièges. Les socialistes ont 149 élus, les radicaux 111 et les communistes 72. Léon Blum, dirigeant du parti majoritaire au sein de la coalition, revendique la tête du pouvoir. Dans un souci légaliste, il préfère attendre l’expiration du mandat de la Chambre des députés, le 2 juin, pour entrer en fonction. C’est dans cet interrègne que débutent des grèves sans précédent.
Mai-Juin 1936 - Grèves avec occupation d’usines.

Entre les deux tours des élections, des patrons licencient des ouvriers coupables d’avoir chômé le 1er mai, qui n’est pas alors un jour férié. La victoire électorale du Front populaire précipite la riposte.
4 juin 1936 - Constitution du gouvernement de Front populaire.

Le 4 juin 1936, Léon Blum est officiellement désigné président du Conseil. Il présente aussitôt au président de la République son gouvernement. Les communistes ayant opté pour le soutien sans participation, ce gouvernement ne comprend que des socialistes et des radicaux dont trois femmes sous-secrétaires d’État, une première en France où les femmes n’ont toujours pas le droit de vote.
7 juin 1936 - Les accords Matignon

Les grèves contraignent Léon Blum à appliquer rapidement le programme du Front populaire. Après s'être assuré que le patronat acceptera des concessions importantes, Léon Blum organise entre les représentants de celui-ci et de la CGT une rencontre à la présidence du Conseil qui aboutit aux accords Matignon. Une première dans l'histoire nationale.
Juin-Août 1936 - Le programme du Front populaire en quatre-vingts jours

Outre les mesures adoptées à la suite des accords Matignon, le gouvernement met en œuvre de réformes de structure :
18 juillet 1936 - La Guerre d’Espagne fait vaciller le Front populaire

Le bel été 1936 ne dure pas. Dès juillet 1936, l’unité du Front populaire vacille. Le 18 juillet 1936 débute le putsch du général Franco qui vise à renverser la République espagnole et à restaurer la monarchie.


 
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